Accompagner le developpement des compétences dans la production d’écrit

Former à la compétence expliquer

Mis à jour le vendredi 16 octobre 2026 , par Olivier Megevand

Le travail par compétences et son corolaire, l’évaluation par compétences, se veulent inscrits de longue date dans nos pratiques enseignantes (depuis l’introduction du socle commun de connaissances, de compétences et de culture). Les résultats aux examens témoignent néanmoins d’une inégale maitrise des compétences que les sessions successives révèlent comme un leitmotiv d’apparence inexorable et dont l’origine est multiple.
L’une au moins, l’inégale acception des termes (verbes d’action) dans la communauté enseignante pouvait constituer un levier d’action qu’il nous appartenait de saisir à l’échelle de l’académie toute entière.

Faire en sorte que nous entendions de la même manière et avec les mêmes attentes chacun des verbes d’action qu’embrasse la compétence de haut niveau « expliquer », verbes que nous employons avec récurrence dans nos consignes avec nos élèves (qu’ils soient en 6eme ou en Terminale), ne pouvait que leur faciliter la tâche. De Camopi à Régina, d’Apatou jusqu’à Maripasoula, des établissements de l’île de Cayenne, privés comme publics, aux établissements des communes du littoral, avoir dans la communauté enseignante la même acception de la compétence de haut niveau « Expliquer », c’est former avec équité et cohérence la jeunesse guyanaise sans distinction d’établissement, c’est rendre l’implicite explicite, c’est assurément faire un pas vers la réussite scolaire. Il nous fallait juste identifier les verbes d’actions sous-tendus et construire la progressivité des processus de formation pour une maitrise parfaite de la signification de chacun d’eux, des attendus partagés, et ce, que l’on soit enseignant ou élève.

Réunis en groupe de réflexion, des collègues de collège comme de lycée (GRAC collège et GRAC lycée) sont à l’origine de cette carte mentale synthétique au format A0. L’inspection pédagogique régionale de SVT remercie chacun de ceux qui ont participé à son élaboration et permis par leurs travaux, leur synthèse de groupe, la production des fiches « Processus de formation » stockées dans l’espace Nuage et auxquelles renvoie le QRcode unique. Uniformisées dans leur présentation, ces fiches sont quelques fois accompagnées d’exemples d’activité déclinées par niveau d’enseignement. Elles sont conçues en deux parties. La première vise à clarifier l’acception qui doit être faite du terme (verbe d’action) pour permettre à chaque enseignant (et pourquoi pas à chaque élève autonome et en âge d’appréhender la dimension « métacognitive » de cette explicitation du verbe d’action) de correctement s’approprier sa signification. La deuxième partie, propose le processus de formation à opérer sur la compétence et la progressivité avec laquelle cela doit être fait.

Il appartient désormais à chaque enseignant, de chaque établissement, dans toute l’académie, de s’acculturer à cette compétence de haut niveau qu’est le verbe d’action « Expliquer », verbe trop souvent mentionné dans les sujets d’examen et trop souvent galvaudé dans les productions des candidats par omission des verbes d’action implicites associés. Il faut que naisse cette culture commune pour faire réussir davantage nos élèves.

Pour cela, cette bâche doit être affichée dans l’espace de travail commun du laboratoire de SVT, afin qu’à chaque fois qu’un conseil d’enseignement a lieu, qu’un débat pédagogique s’engage, qu’une incertitude surgit, le cadre consensuel soit accessible qui, comme un rappel vient raviver la défense immunitaire, viendra raffermir la cohérence du collectif d’enseignants que nous formons.

Je crois en la force de ce collectif pour faire bouger les lignes dans l’intérêt premier de nos élèves. Je n’ai aucun doute sur ce partage de valeur qui vous anime aussi. Je sais pouvoir vous faire confiance pour mener à bien cet objectif de formation.

A chacun d’entre vous, je souhaite une belle et heureuse rentrée scolaire.

Olivier MEGEVAND

PS : remerciement au lycée Georges Othily et ses élèves pour l’impression des bâches.

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